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![]() ![]() ![]() L'obtention d'excellents résultats en insémination porcine est conditionnelle à une combinaison des facteurs suivants:
Conservation La semence fraîche de verrats doit être maintenue à une température constante située entre 15 et 18 degrés Celcius (60 et 65 degrés Fahrenheit) pour qu'elle puisse conserver son pouvoir fécondant. Elle doit également être placée à l'abri de la lumière du jour. Dans ces conditions, elle pourra maintenir son pouvoir fécondant jusqu'à quatre (4) jours après la récolte, et même plus dans le cas de l'"Allongée". Il faut s'assurer que la façon dont les doses de semence sont reçues à la ferme tienne compte de ces exigences (voir: La réception de la semence, Courrier CIPQ, vol. 3 no. 1. Le retournement des doses aide à préserver la qualité de la semence. Pour être efficace, le retournement doit être effectué au moins deux (2) fois par jour. Le retournement ne doit surtout pas être continu. Détection des chaleurs La vérification des chaleurs des truies devrait débuter le jour suivant le sevrage. Même si un nombre très restreint de truies démontrent des chaleurs si tôt, ceci aurait un effet stimulant qui raccourcirait l'intervalle sevrage-oestrus. Les truies doivent être placées dans un environnement bien éclairé (au moins 300 Lux). La durée de la période de lumière est également importante et devrait être de 16 heures ou plus. Les truies sevrées devraient être nourries à volonté, du sevrage au moment de la saillie, afin de stimuler leur taux d'ovulation. La détection des chaleurs doit être effectuée à chaque jour; l'idéal étant de deux (2) fois par jour avec un intervalle d'au moins huit (8) à dix (10) heures entre chacune. La présence du verrat lors de cette opération est essentielle. Plus les truies sont exposées aux éléments reliés à la présence du verrat (vue, odeur, son et contact direct), plus elles manifesteront le réflexe d'immobilité caractéristique associé à l'oestrus.
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Les signes reliés à l'oestrus chez la truie sont les suivants: vulve rouge et enflée, écoulement de mucus, perte d'appétit, grognement caractéristique, nervosité, recherche du verrat ainsi que réflexe d'immobilité et positionnement caractéristique des oreilles vers l'arrière lors d'une pression dorsale. Ces signes ne sont pas tous toujours présents simultanément et seul le réflexe d'immobilité, aussi nommé test du cavalier ou de chevauchement, constitue le point de référence de la détection des chaleurs pour déterminer le moment idéal pour effectuer l'insémination. Période propice à l'insémination Le bon synchronisme de l'insémination en relation avec l'ovulation de la femelle est primordial pour obtenir d'excellents résultats en terme de taux de conception et de taille de portée. L'ovulation chez la truie est d'une durée approximative d'une douzaine d'heures. La recherche sur le sujet a démontré qu'elle débutait postérieurement à la manifestation du réflexe d'immobilité, en fait elle surviendrait au deuxième tiers (66 à 70%) de la période de réceptivité au verrat. Lors de l'ovulation, les spermatozoïdes, qui ont une durée de vie dans le tractus génital variant de 24 à 72 heures, devraient déjà être rendus au site de fertilisation. La difficulté dans le choix de la période propice pour l'insémination réside dans le fait que la période de réceptivité au verrat des truies varie en durée. Généralement cette période dure en moyenne 48 heures, mais certains groupes de truies manifestent une durée plus longue soit de trois (3) jours ou plus et d'autres, comme les cochettes, une durée plus courte soit de 24 à 30 heures. Les travaux du Dr Weitze ont permis de mettre en évidence une relation entre la durée de cette période réceptive et l'intervalle sevrage-oestrus (ISO). Les femelles démontrant un ISO court soit de trois (3) ou quatre (4) jours, expriment généralement une durée plus longue de réceptivité au verrat, donc une ovulation plus tardive après le début de cette période. À l'inverse, les femelles qui démontrent un ISO long (sept jours et plus), manifestent une courte période de réceptivité au verrat et, par conséquent, une ovulation hâtive. Afin de bien "cadrer" le moment de l'ovulation, il est recommandé de procéder à deux (2) inséminations à intervalle de 12 à 24 heures. Le tableau suivant illustre la procédure généralement utilisée pour deux (2) inséminations.
Dans le cas où l'on effectue deux (2) détections par jour comme recommandé, et où la durée de la période réceptive est d'au moins deux (2) jours, il est suggéré de retarder la première insémination d'une demie journée. La seconde insémination sera alors réalisée 12 heures après la première au lieu de 24 heures. Il est important de vérifier la réceptivité de la truie avant chaque insémination et chaque jour jusqu'à ce qu'elle n'exprime plus le réflexe d'immobilité. Si la chaleur dépasse la durée normale, une troisième insémination devient nécessaire. La règle à appliquer dans ce cas, est d'effectuer une insémination pour chaque journée où la truie manifeste le réflexe d'immobilité en présence du verrat. Il ne faut jamais inséminer une femelle qui n'est plus en oestrus. Les mécanismes de défense naturels de la truie ne sont alors plus efficaces et il en résulterait une augmentation importante du risque d'infection du système uro-génital. Comment inséminer
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cipq@cipq.com Dernière mise à jour: Octobre 2005 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||